4 leçons de vie tirées d’une compétition d’athlétisme

Au mois de juin, mon fils a participé pour la première fois aux olympiades de son école avec les élèves de 4e, 5e et 6e année. Bien que je n’avais pas entendu parler de saut en longueur ou de saut en hauteur depuis l’époque où j’étais moi-même à l’école, j’ai tenu à être présente en tant qu’accompagnatrice. À ma grande surprise, l’expérience a vraiment ressemblé aux épreuves d’athlétisme de mon temps : les disciplines, tout comme les habiletés requises, n’ont pas changé. Et les jeunes étaient aussi nerveux et heureux que dans mes souvenirs.

En m’inspirant de cette expérience, et aussi puisque l’athlétisme est le numéro 23 du Palmarès 150 de ParticipACTION, voici quatre leçons de vie tirées d’une journée typique d’olympiades.

FAITES DE VOTRE MIEUX.

À l’école de mon fils, chaque élève doit participer à un total de cinq disciplines : deux des trois compétitions sur piste et trois des quatre compétitions sur pelouse. Je pensais que ce serait trop d’activités pour une seule journée, mais ça a tenu les enfants occupés et permis de découvrir des activités qu’ils n’auraient peut-être jamais découvertes autrement.

J’ai rapidement compris que le but de cette journée d’athlétisme était de récompenser la participation des élèves et de leur permettre de gagner en confiance en leur offrant de nombreuses possibilités de se mériter des rubans de classement. Par exemple, il y a eu plusieurs vagues de sprint pour les différents groupes d’âge, et les six premiers de chaque vague recevaient des rubans; sans qu’on ne désigne de gagnant pour toute l’épreuve. En tenant compte du fait que les participants ont entre 9 et 12 ans, c’était une bonne idée. Les enfants étaient ainsi fiers de leurs résultats personnels et ils ont ensuite pu se promener en arborant leurs rubans colorés épinglés sur leurs chandails.

Une journée d’athlétisme permet aussi à certains enfants de s’épanouir autrement. Un élève qui n’excelle pas sur le plan académique peut être performant sur le plan athlétique. Alors que les compétitions sur piste favorisent les enfants qui sont rapides, les compétitions sur pelouse profitent à ceux qui savent bien lancer, tirer ou sauter. Il arrive que les enfants les plus tranquilles d’une classe deviennent soudainement les héros de la compétition de souque à la corde.

GAGNEZ OU PERDEZ, TOUJOURS AVEC ÉLÉGANCE.

Bien sûr, la nature propre de l’athlétisme est de nature compétitive. Certains enfants connaîtront du succès naturellement grâce à leurs habiletés, et d’autres se démarqueront. Certains élèves veulent gagner à tout prix, alors que d’autres se contentent simplement de participer et de se faire des amis. D’une façon ou d’une autre, il y aura des gagnants et des perdants,

Apprendre à surmonter les déceptions fait partie de la vie. Même pour les athlètes, il y a des mauvaises journées et parfois, le calibre est trop élevé. Que vous gagniez ou perdiez, il est important de savoir démontrer un bon esprit sportif et de bonnes manières. Je souhaite que les jeunes athlètes d’aujourd’hui s’inspirent des champions olympiques d’athlétisme comme le sprinteur Andre De Grasse, le sauteur en hauteur Derek Drouin et l’heptathlonienne Brianne Theisen-Eaton. Lors de l’annonce des résultats, j’ai été impressionnée en voyant que les enfants qui avaient obtenu les premières positions souriaient et envoyaient gentiment la main au lieu d’hurler ou de célébrer en « dabbant ».

IL Y A TOUJOURS UN PLUS GRAND DÉFI.

J’ai appris cette leçon lors de la deuxième journée d’activités à laquelle j’ai participé – les épreuves régionales, opposant les meilleurs élèves de l’école de mon fils à ceux de cinq autres écoles de la région. Comme le niveau de compétition était plus relevé, cette expérience a été très enrichissante. En observant un de ses amis (qui venait de remporter l’épreuve de course sur 800 mètres de leur école) avoir de la difficulté à arriver troisième contre les meilleurs coureurs des autres écoles, mon fils était atterré. Ça a ainsi été une bonne leçon d’humilité pour les participants qui croyaient jusque-là être invincibles après avoir remporté les épreuves de leurs écoles, mais qui ont fait face à une compétition beaucoup plus relevée à ce niveau.

SOYEZ FIDÈLES À VOTRE ÉCOLE.

Un autre point positif que j’ai observé lors des épreuves régionales a été l’esprit de corps démontré par les élèves. Tandis que je surveillais notre section des gradins, j’ai vu des enfants encourager d’autres élèves de leur école lorsque ces derniers passaient près d’eux. Ils n’encourageaient pas seulement leurs amis, mais bien chaque élève portant le dossard de leur école. L’ambiance est devenue plus fébrile lors de l’épreuve finale : le relais. Pendant que quatre enfants de l’école couraient sur la piste à grandes enjambées, les autres élèves les encourageaient en criant et en chantant. Ils faisaient du bruit et étaient fiers, et agitaient leurs dossards au-dessus de leur tête pour afficher leurs couleurs. Tout un spectacle!

Cette semaine, beaucoup d’athlètes seront présents aux Championnats canadiens d’athlétisme à Ottawa. Pour plus d’informations à propos de cet événement ou sur les programmes d’athlétisme offerts au pays, veuillez visiter athletisme.ca.