Étude : l’activité physique combat mieux les maladies du cœur que la perte de poids

Cette recherche démontre très clairement que l’activité physique est bénéfique à votre cœur. Elle fait baisser la tension artérielle, ce qui réduit les risques de maladie cardiaque et d’AVC.

Cependant ce que nous voulons clarifier, c’est comment l’activité physique influence la relation qu’il y a entre l’indice de masse corporelle (IMC) et les maladies du cœur. Plus précisément, est-ce que l’activité physique peut réduire les risques de maladie cardiovasculaire d’une personne obèse ou en surpoids, et ce, même si elle n’a pas perdu de poids ?

LA RÉPONSE

Pour trouver une réponse, un groupe de chercheurs néerlandais (étude en anglais seulement) a mené une étude sur plus de 5000 individus âgés de 55 à 97 ans. Sur une période de 15 ans, les participants ont révélé leur : IMC, niveau d’activité physique, consommation d’alcool et de tabac, niveau d’éducation, leurs habitudes alimentaires et leur historique génétique des maladies cardiovasculaires.

Ce qui est le plus intéressant, c’est la comparaison des effets combinés de l’activité physique et du poids corporel. Les chercheurs ont révélé que les individus en surpoids ou obèses qui sont très actifs ne sont pas plus enclins à connaître des problèmes cardiaques que ceux ayant le même niveau d’activité physique et un poids normal. En fait, pour réduire le risque de problèmes cardiovasculaires, le plus important, c’est d’être actif.

En général, les résultats de cette étude indiquent qu’être actif, plutôt que d’avoir le « bon » poids, protège les adultes des maladies du cœur. Il faut toutefois dire que les individus en surpoids ou obèses qui ne sont pas actifs ont des risques aigus de problèmes cardiovasculaires.

Pour les médecins, cette étude confirme que prescrire de l’activité physique fait partie intégrante de la prévention des maladies du cœur. Recommander un patient obèse ou en surpoids de perdre du poids peut toujours être bénéfique, mais être actif est le plus important.