Je travaille pour ParticipACTION et j’ai encore du mal à être actif

Certains jours, je me sens coupable de ne pas être plus actif. 

En tant qu’employé de ParticipACTION, on s’attend à ce que je sois un champion de l’activité physique. Je devrais normalement y arriver sans problème et être une source d’inspiration pour ma famille et mes amis. Je suis censé motiver les autres à bouger.

Sauf que, des fois, je n’arrive même pas à me motiver.

À l’inverse de plusieurs de mes collègues, je n’ai pas été actif toute ma vie. En grandissant, je jouais un peu au soccer et j’ai fait de la lutte au secondaire, mais je n’ai jamais été très athlétique ou compétitif.

Nous pourrions dire que j’ai développé une relation intermittente avec l’exercice. J’ai été inactif pendant des années avant de tomber en amour avec le jardinage. Après mon déménagement à Toronto, il y a deux ans et demi, j’ai réussi à briser mon mode de vie inactif en faisant des exercices physiques légers à la maison et en me rendant au gym quelques fois par semaine.

Mais être constant est un combat de tous les jours. Même si je connais tous les bienfaits d'un mode de vie actif — la bonne humeur, le sommeil réparateur, le sentiment de satisfaction et d’épanouissement — je peux, malgré tout, passer une semaine entière sans faire d’exercice.

POURQUOI C’EST SI DIFFICILE DE RESTER ACTIF

Ici, chez ParticipACTION, nous avons fait nos recherches. Nous connaissons les principales raisons pour lesquelles la plupart des gens ont du mal à être actifs — et pas besoin de chercher très loin pour les découvrir.

Pour commencer, nous sommes devenus habitués à ce que tout soit rapide et facile. Nous avons créé une culture du confort qui a rendu le mouvement quasiment inutile. Ce n’est plus quelque chose de naturel ou de vital, si bien que nous pouvons survivre sans avoir à bouger un seul muscle.

Le coût est un autre défi de taille, tout comme les horaires chargés et la dépendance envers la technologie. Avoir peur de se blesser est également une préoccupation courante. Se sentir intimidé est une source habituelle d’hésitation.

Pour moi, c’est l’ensemble de toutes ces réponses qui m’empêchent de rester actif. Comme je travaille à temps plein et que j’aspire à devenir écrivain, je suis très occupé. Je passe aussi trop de temps à regarder Netflix et à faire le tour des réseaux sociaux.

Même si la période où j’allais régulièrement au gym n’est pas si lointaine, c’est étonnant à quel point le sentiment d’intimidation peut ressurgir rapidement! Lorsque je saute quelques jours d’entraînement, je deviens de plus en plus nerveux en pensant à m’y remettre. Je m’imagine déjà avoir l’air stupide et maladroit, et me sentir au mauvais endroit au mauvais moment.

Éviter les blessures est une des principales raisons pour lesquelles je n’essaie pas beaucoup de nouvelles activités, comme le ski ou la planche à neige. Je ne veux pas me casser un bras. Et le facteur confort est difficile à surmonter. J’aimerais aussi aller au gym après le travail, mais vers 18h, c’est rempli, et c’est parfois impossible de trouver une place. J’y suis souvent allé à 5 ou 6 heures du matin, mais c’est difficile de se sortir du lit à cette heure et d’en faire une habitude.

EST-CE QUE C’EST VRAIMENT DES EXCUSES?

Pour être franc, je n’en suis pas certain à 100 %.

Lors de mes pires journées, je me sens coupable de ne pas être plus discipliné. Je suis entouré de personnes actives qui ont des cours de spinning le midi et qui s’entraînent pour des marathons et des Ironmans. Je travaille avec des entraîneurs et des experts de l’activité physique sur une base quotidienne. Si je n’arrive pas à me motiver à être plus actif régulièrement, bien entouré comme je le suis, qui le peut?

Je trouve néanmoins toujours une excuse pour ne pas faire d’exercice : « j’ai oublié mes vêtements de gym », « pas aujourd’hui, mais peut-être la semaine prochaine ». Si seulement j’avais plus de temps ou d’énergie. Si seulement je passais moins de temps à jouer sur mon téléphone et que je me couchais plus tôt. Si seulement il ne faisait pas si froid et qu’il y avait moins de neige.

Mes meilleures journées, je me dis que je pourrais être pire. Je monte encore régulièrement les escaliers à pied. Je fais des push-ups, des squats et quelques minutes de yoga la plupart des matins. Je n’ai pas peur d’une bonne marche d’une demi-heure. Je me convaincs que prioriser ma carrière est raisonnable aujourd’hui et que, avant que je m’en rende compte, j’adopterai à nouveau une routine active.

DÉFIS ET EXCUSES INSURMONTABLES?

Que vous les appeliez excuses ou défis, le fait reste que la lutte pour être actif et le rester est réelle pour plusieurs, ou même tous les gens. C’est difficile, ça prend du temps et c’est essoufflant.  

Dernièrement, cette lutte me fascine. Je me demande constamment : pourquoi c’est si difficile d’être actif et de le rester, et comment pouvons-nous le rendre plus facile?

Par le passé, sur ce blogue, j’ai partagé mes meilleurs conseils pour rester motivés à vous entraîner et sur les bienfaits d'avoir des amis en forme (en anglais seulement). Je me plais à penser que j’ai aidé quelques personnes à être plus actives.

Mais maintenant, plus que jamais, je suis déterminé à chercher encore plus loin et à trouver de meilleures solutions, durables, aux plus importants obstacles auxquels les gens font face. Trouver l’équilibre entre assez de temps, d’énergie, et d’argent pour rester actif. Choisir régulièrement l’activité au lieu du confort.

Si vous avez des suggestions, je vous écoute! N’hésitez pas à nous écrire un message sur Facebook.

TROIS CERTITUDES

Quand je me suis assis pour écrire cet article, je voulais explorer comment surmonter les défis les plus courants auxquels les gens font face lorsqu’ils essaient d’être actifs. J’aurais pu partager des solutions venant de gens qui sont toujours actifs, ou d’autres qui sont le résultat de recherches scientifiques. Mais ça aurait été hypocrite de ma part, puisque je ne m’étais pas même pas décidé à essayer l’une ou l’autre de ces solutions dans ma vie personnelle.

Je ne veux pas dire que les conseils n’existent pas. Il y en a une multitude, et certains sont vraiment utiles. Mais il faut reconnaître que chaque personne est différente. La même solution ne fonctionne pas toujours pour tout le monde, à coup sûr. Si c’était facile de surmonter les obstacles, ils n’existeraient simplement pas et nous serions plus actifs et moins sédentaires.

J’ai plutôt décidé de vous parler de trois choses que je sais par expérience :

1. Nous éprouvons tous des difficultés. Les excuses et les obstacles prennent différentes formes. Pour plusieurs, elles sont si importantes qu’elles mènent à la sédentarité et au désespoir. Mais pour beaucoup d’autres, elles sont une source de persévérance et fournissent de nouvelles opportunités. Parce que nous avons plus en commun que nous le réalisons, nous devrions nous concentrer sur le partage de nos expériences afin de nous aider les uns les autres à surmonter les mêmes barrières. Partager ces stratégies qui réussissent fait définitivement partie de ce que je veux accomplir avec ce blogue.  

2. Nous devons nous sentir en pleine possession de nos moyens. Je suis plus actif quand je suis confiant, motivé, je deviens plus athlétique et en contrôle. Mais je ne me sens pas toujours comme ça. Des fois, j’ai l’impression d’être maladroit et démoralisé. Une partie de la solution consiste à trouver le moyen de rester positif et de profiter de son élan. On peut par exemple y arriver en essayant de nouvelles stratégies, en changeant nos habitudes ou points de vue, ou en changeant d’environnement. Selon moi, participer au Palmarès 150 m’a grandement aidé.

3. Nous pouvons faire de l’activité physique le choix facile. Que j’aie de la difficulté à faire face aux défis, ou que je trouve simplement plein de prétextes pour ne pas faire d’activité physique, peu importe, adopter un mode de vie actif peut être difficile. D’un côté, il faut se responsabiliser, adopter de meilleures habitudes et s’engager à être plus actif. Mais de l’autre, la solution pourrait aussi être de faire de l’activité physique le choix facile. Ça m’intéresse de découvrir comment je peux y arriver au quotidien, et comment les autres Canadiens peuvent également y parvenir.

Nous luttons tous pour être plus actifs, nous avons tous besoin de se sentir en pleine possession de nos moyens et nous pourrions tous profiter des bienfaits de l’activité physique si celle-ci était le choix par défaut. Au cours des prochaines semaines, je vais m’imprégner de ces trois pistes de solution pour vous offrir : des conseils pour surmonter les excuses et défis les plus courants, une réflexion pour trouver le moyen de gagner en confiance et des suggestions pratiques faciliter l’adoption d’un mode de vie actif pour tous.