Comment réaliser le double de ce que nous pensons pouvoir accomplir

Je me rappelle encore la chaleur du soleil sur mon dos. La sueur qui tombait de mon visage. Mes bras pris comme dans du ciment. Et ce n’est que le début.

Quand on grandit sur une ferme, parfois la vie est dure. Le labeur devait être fait, d’une façon ou d’une autre. Même si vous aviez envie de tout laisser tomber après une heure de travail, il fallait quand même rouler tout le foin en balles et le ranger dans la grange. Les météorologues annonçaient de la pluie pour le lendemain.

J’ai détesté ça, mais j’en ai tiré une bonne leçon : nous sous-estimons constamment la quantité de travail que nous pouvons accomplir.

UN RAPPEL

Je suis récemment tombé sur un article qui parle de la règle du 40 %. C’est la devise d’un Navy SEAL qui se nomme David Goggins. Sa règle est simple : lorsque votre tête pense que vous êtes au bout du rouleau, vous n’êtes en réalité rendus qu’à 40 % de votre potentiel. En d’autres mots, notre esprit a la paresse facile.

Une fois qu’on la connaît, cette règle peut s’appliquer à un nombre infini de situations.

Nous sommes épuisés après 20 minutes de marche, mais si nous le devions, nous pourrions marcher toute une journée. Après 30 secondes de sprint, nous pensons que nous allons nous écrouler, mais après s’être reposé 1 ou 2 minutes, on peut recommencer à courir.  

Même si l’échauffement dans la classe de spinning à l’air d’un marathon, nous continuons à nous dépasser pour les 40 minutes suivantes. Les 30 premières secondes de yoga chaud sont interminables, mais nous arrivons quand même à terminer le cours.

Faire des balles de foin. Couper le gazon. Faire des longueurs en nageant. Courir de longs marathons. Faire de la randonnée. De la raquette. Du kayak. Ça revient toujours au même : on se dit qu’on ne peut pas continuer, que l’énergie manque à l’appel, qu’on n’arrivera jamais à franchir la ligne d’arrivée. Mais si nous nous forçons à continuer, on arrive toujours à se surpasser. On arrive à vaincre nos pensées négatives et, soudainement, on peut en faire davantage.

COMMENT S’APPLIQUE CETTE RÈGLE DANS VOTRE VIE 

Bien que David Goggins se serve de cette règle pour renforcer sa résistance mentale, il y a selon moi d’autres points à retenir. Comme :

1. Ne pas se sous-estimer

C’est surprenant à quel point c’est facile de penser qu’on n’y arrivera pas. Qu’on ne peut pas marcher aussi loin. Courir aussi vite. Il faut se rappeler que c’est notre tête qui nous joue des tours en nous dictant des limites. Ne vous laissez pas avoir. Vous pouvez y arriver.

2. Essayez des activités qui testent vos limites

Les cours de groupe de mise en forme sont une bonne solution. Entourés d’autres gens et d’un entraîneur énergétique, on en donne toujours plus. Ça fait tellement du bien de passer la « crisette » mentale du début. D’éteindre la voix dans ta tête qui te dit « abandonnes ».

Trouvez des occasions similaires. Faites des exercices avec un ami sur qui vous pouvez compter pour vous motiver à en faire plus. Prévoyez une longue randonnée, ou marchez jusqu’à des endroits qui sont normalement trop loin pour vous. Relevez le défi de compléter toutes les activités du Palmarès 150. Allez rouler des balles de foin pour une journée.

3. Prenez une pause, respirez profondément, puis écoutez votre corps, pas votre cerveau

C’est facile de paniquer quand vous commencez une activité. Les 30 premières secondes de jogging peuvent sembler éreintantes. La première heure à faire des balles de foin est la pire. C’est pourquoi c’est important de relaxer en prenant quelques profondes inspirations et en se demandant si en réalité c’est seulement notre tête qui s’inquiète, ou si c’est vraiment notre corps qui ne peut pas continuer.

Pour moi, au moins, mes inquiétudes passent et je me mets dans un bon état d’esprit

4. Faites juste 10 minutes

En faire plus, ça ne veut pas automatiquement dire qu’il faut courir des marathons ou faire de l’exercice pendant une heure sans arrêt. Il suffit souvent de s’activer pendant 10 minutes sans pause.

La science nous dit que 10 minutes ininterrompues sont la clé pour respecter les 150 minutes recommandées par semaine. Alors, dites-vous que vous pouvez vous arrêter après 10 minutes. 10 petites minutes. Parce qu’une fois que vous y arriverez, vous serez surpris de l’état dans lequel vous vous sentez. Vous pourriez peut-être même vous demander ce que 10 autres minutes ont l’air?

5. Faites le double pour vous-même

Cette règle me colle à la peau parce que, dans 20 ans, je ne veux pas réaliser que je ne faisais que la moitié de ce dont j’étais capable. Je me demande sans cesse : « Est-ce que je donne seulement mon 40 % »?

À la fin de la journée, pas besoin de vous forcer à en faire plus tout le temps. Des fois, quand votre tête vous dit d’arrêter, écoutez là.

Mais d’un autre côté, vous ne voulez sûrement pas vivre en vous imposant des limites inférieures à celles vous pouvez réellement atteindre. De temps à autre, c’est important de tester ces limites pour découvrir ce dont vous êtes vraiment capables.

Peut-être que vous pouvez faire seulement 10 secondes de plus? Peut-être même le double? Ça serait fantastique, n’est-ce pas?