10 moments inspirants prouvant la détermination des Canadiens

Au Canada, nous sommes déterminés et passionnés. Nous persévérons devant les défis que la route nous impose. Quand la pression monte, nous fonçons sans hésiter. Nous y mettons tout notre cœur simplement parce que c’est la « façon canadienne ».

Pour souligner cette « façon canadienne », nous avons préparé une liste de dix événements au cours desquels le courage et la détermination de nos compatriotes nous ont fait honneur. Des moments qui demeureront marqués dans le cœur des Canadiens pour toujours.

10. Le patineur artistique Kurt Browning conquiert l’inexploré

En 1988, quand il a complété un quadruple saut boucle piqué, Kurt Browning a changé le monde du patinage artistique à tout jamais. Cet « impossible » quadruple saut lui a valu la médaille d’or au Championnat du monde de 1988 et a surtout monté la barre bien haut pour tous ceux qui voudraient le suivre.

Est-ce nécessaire de dire qu’il faut du cœur au ventre pour sauter dans les airs; tourner quatre fois sur soi-même et atterrir sur la glace comme jamais personne n’a osé le faire ?

9. Le marcheur olympique Evan Dunfee termine 4e à Rio dans la dignité

Evan Dunfee n’est pas revenu des Jeux olympiques de Rio avec une médaille, mais il y a démontré sa grande classe. À moins de deux kilomètres de l’arrivée de la longue épreuve de 50 kilomètres, Dunfee a perdu sa foulée après un contact avec le Japonais Hirooki Arai. Celui-ci a poursuivi sa route vers la médaille de bronze, tandis que Dunfee terminait au 4e rang.

Arai a été disqualifié et Dunfee couronné médaillé de bronze, mais un protêt des Japonais a permis à Arai de mériter le bronze devant Dunfee.

Athlétisme Canada désirait loger un appel auprès du Tribunal arbitral du sport (TAS), mais Dunfee a refusé. « J’avais la possibilité d’aller au TAS, mais je ne voulais pas aller plus loin, a expliqué Dunfee. Je me posais la question : si j’obtiens cette médaille, en serai-je fier ? Est-ce que je dormirai bien la nuit ?».

« Si le TAS m’avait donné raison, je n’aurais pas pu accepter la médaille de bronze en ayant la conscience tranquille; je n’aurais pas été fier de moi », d’ajouter Dunfee. Cette fierté est importante au cœur des Canadiens.

8. L’équipe canadienne de soccer féminin gagne le bronze en 2012

En débarquant aux Jeux olympiques de Londres, le Canada n’avait pas gagné de médaille en sport collectif depuis les Jeux de 1936. Et à la Coupe du monde de 2011, l’équipe canadienne de soccer féminin n’avait pas gagné un seul match. Mais pour la capitaine Christine Sinclair et son équipe, ce n’était qu’une motivation supplémentaire.

Partant du principe « Qu’on ne peut être Grand tant qu’on n’a pas accompli de grandes choses », les Canadiennes ont travaillé d’arrache-pied tout au long de leur préparation olympique et ont récolté les fruits de ce travail en connaissant un excellent tournoi préliminaire.

En demi-finale, les Canadiennes se sont inclinées face à l’équipe des États-Unis et devant des millions de spectateurs et téléspectateurs médusés par un arbitrage douteux. Pour avoir droit au podium, nos représentantes devaient se frotter aux Françaises, perdantes de l’autre demi-finale.  Les valeureuses Canadiennes ont tenu le coup devant les Françaises pendant 90 minutes et ont marqué pendant les temps d’arrêt pour mériter la médaille de bronze. Un grand moment de persévérance et de détermination.

7. Donovan Bailey devient l’homme le plus rapide au monde

En 1996, aux Jeux olympiques d’Atlanta, Donovan Bailey a volé la vedette au stade d’athlétisme. En stoppant le chrono à 9,84 secondes dans la finale du 100 mètres, non seulement il gagnait la médaille d’or, mais il établissait un record du monde. Et une semaine plus tard, en compagnie de Robert Esmie, Glenroy Gilbert et Bruny Surin, Bailey gagnait sa deuxième médaille d’or des Jeux au 4 x 100 mètres.

Tous les enfants du monde tentent de courir plus vite que leurs amis. Pour devenir le plus rapide d’entre tous, il faut beaucoup de travail et surtout du cœur au ventre. Donovan Bailey avait tous les ingrédients.

6. Les Blue Jays gagnent la Série Mondiale deux fois de suite en 1992 et 1993

En 1992, grâce à une remarquable fiche de 96 victoires et 66 défaites, les Blue Jays de Toronto marquaient déjà l’histoire du baseball professionnel en devenant la première équipe en 49 saisons à ne subir aucun balayage au cours d’une saison complète. Une fois en séries, les Jays ont été solides et ont vaincu les Braves d’Atlanta en six matchs pour devenir la première équipe  de l’extérieur des États-Unis à gagner la Série Mondiale.

La saison suivante, en 1993, les Jays connaissaient une autre saison de rêve en enregistrant 95 victoires contre 67 revers. Dans le 4e match de la Série Mondiale, ils accusaient un retard de 14-9 contre les Phillies de Philadelphie, mais sont revenus de l’arrière pour l’emporter 15-14 ! Et lors du 6e match, alors que la marque était de 6-5 pour les Phillies en fin de 9e manche, Joe Carter a frappé un circuit de trois points pour donner la victoire aux siens et offrir un deuxième titre de la Série Mondiale à l’équipe de Toronto.

5. La Bataille de la crête de Vimy, le 9 avril 1917

Le courage des soldats canadiens déployés au cours de la première guerre mondiale ne sera jamais oublié ni au Canada ni en Europe. Et la prise de la crête de Vimy tient une place importante dans l’histoire. Après des défaites des armées française et anglaise devant des Allemands bien protégés et lourdement armés, 100 000 soldats canadiens ont pris d’assaut le bastion allemand en territoire français le 9 avril 1917. Et, malgré des pronostics pessimistes, les Canadiens en ont pris le contrôle en trois jours seulement. Le Canada venait de prouver au monde l’efficacité et la force de caractère de ses soldats.

4. Joannie Rochette patine pour le bronze quelques jours après le décès de sa mère

En 2010, à l’approche des Jeux olympiques de Vancouver, la patineuse artistique Joannie Rochette était prête à tout. C’est ce qu’elle croyait.

Deux jours avant l’entrée en scène de sa fille, la mère de Joannie meurt subitement à l’âge de 55 ans. Tout le monde aurait compris si la patineuse avait déclaré forfait, mais celle-ci savait que sa mère aurait voulu la voir participer. Les larmes aux yeux, Joannie Rochette a excellé, et ému tout le monde, autant au programme court qu’au programme libre pour mériter la médaille de bronze.

Une belle preuve du courage d’une athlète et un souvenir qui ramène encore les larmes aux yeux.  

3. La Série du siècle

À l’automne de 1972, aux pires moments de la Guerre froide entre l’Est et l’Ouest, les meilleurs hockeyeurs canadiens ont affronté ceux de l’ex-Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) dans une série « amicale ». Le Canada a gagné cette série de huit rencontres, mais par bien peu.

Il a fallu un but de Paul Henderson, avec seulement 34 secondes à jouer au dernier match, pour permettre au Canada de conclure la série avec une fiche de quatre victoires, trois défaites et un match nul. La photo de Paul Henderson enlacé par Yvan Cournoyer, et sur laquelle on voit le gardien de but Vladislav Tretiak en arrière-plan, est encore regardée avec fierté aujourd’hui.   

2.Tant de moments en or en hockey olympique

Le Canada a connu de nombreux moments victorieux en hockey olympique, mais dans une liste aussi courte, il serait bien difficile d’en choisir un seul.

Que ce soit la médaille d’or des femmes contre les Américaines, à Salt Lake City, en 2002 (après huit défaites consécutives contre cette équipe) ou celle des hommes en prolongation lors des Jeux de Vancouver, en 2010 (un match regardé à la télévision par près de 80 pourcent de la population canadienne), une victoire olympique en hockey sur glace est toujours une grande occasion de rassembler tous les Canadiens d’un océan à l’autre.

Et pour accumuler toutes ces victoires, il faut du cœur au ventre.

1. Terry Fox qui court 5 733 kilomètres en 143 jours

Terry Fox est un véritable héros canadien. Sa résilience, sa ténacité, sa persévérance et son incroyable courage face à l’adversité ont fait tourner les yeux de tous les Canadiens dans sa direction. En 1980, son Marathon de l’Espoir visait à recueillir 24 millions de dollars, soit un dollar par Canadien. Malgré son objectif de traverser le Canada non atteint et sa mort en 1981, Terry Fox a fait entrer plus de 500 millions de dollars dans les coffres des centres de recherche sur le cancer. Et son œuvre se perpétue toujours annuellement.