ParticipACTION introduit le sommeil pour évaluer la santé des enfants

Pour la première fois, notre évaluation annuelle de l’activité physique des jeunes, le Bulletin de ParticipACTION, attribue une note au sommeil et l’identifie comme un indicateur de santé. Les récentes recherches ont souligné l’importante relation entre l’activité physique, la sédentarité et le sommeil.

Si vous y pensez vraiment, l’importance du sommeil apparaît évidente. Je suis persuadée que vous avez déjà vécu une mauvaise nuit de sommeil, qui vous a découragée à aller à votre entraînement au gym parce que vous étiez trop fatigué, et finalement être incapable de vous endormir le soir venu. C’est un cycle normal, mais vicieux.

Ça vaut aussi pour votre enfant ou adolescent. Et pour les enfants, nous commençons à peine à comprendre véritablement à quel point une bonne nuit de sommeil est importante pour la santé et le développement sain.

Nous avons appris que :

  • Un manque de sommeil peut causer l’hyperactivité, l’impulsivité et le manque d’attention
  • Les enfants qui manquent de sommeil sont plus susceptibles d’avoir de la difficulté avec la créativité verbale et la résolution de problèmes ; ils obtiennent généralement des notes plus faibles lors des tests de QI
  • Ceux qui manquent de sommeil sont plus susceptibles d’éprouver les difficultés liées à l’obésité, au diabète et à l’hypertension
  • La perte chronique de sommeil est liée à des taux plus élevés de dépression

Ça semble effrayant, non ? Mais vous vous demandez peut-être encore : est-ce réellement un problème ?

Bon,

  • Les enfants ont maintenant de 30 à 60 minutes de sommeil en moins par nuit, comparativement aux générations précédentes
  • 31 % des enfants d’âge scolaire et 26 % des adolescents canadiens manquent de sommeil – taux comparables pour les enfants en surpoids ou obèses
  • 33 % des enfants âgés de 5 à 13 et 45 % des jeunes âgés de 14 à 17 ans ont occasionnellement de la difficulté à trouver le sommeil ou à rester endormis.

Convaincus ? La bonne nouvelle est que les nouvelles Directives en matière de mouvement sur 24 heures ont été mises au point et que nous comprenons maintenant mieux comment les comportements s’influencent les uns les autres. Dormir davantage peut aider les enfants à être plus actifs et ainsi, les aider à mieux dormir.

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Voici comment vous pouvez aider votre enfant à moins s’asseoir, bouger plus et bien se reposer :

  • Retirez les téléviseurs et les ordinateurs de la chambre des enfants – des tonnes de recherches le démontrent, il n’y a aucun avantage à les laisser dans la chambre à coucher, spécialement lorsqu’ils peuvent détourner les enfants de leur oreiller
  • Assurez-vous que votre enfant participe à des activités physiques vigoureuses durant la journée – plus d’activité physique est associée à des bénéfices pour la santé. Un enfant actif est un enfant fatigué !
  • Emmenez vos enfants à l’extérieur – le seul fait d’être dehors implique que votre enfant (et vous !) êtes plus susceptibles de faire plus d’activité. En prime, ça signifie aussi que vous êtes loin de la télévision et du pot à biscuit.
  • La régularité est la clé – introduisez des heures régulières pour le coucher et le réveil, même les week-ends. L’organisation du temps peut aider les enfants à créer une routine et leur permet d’être mieux préparés à aller se coucher et à se réveiller naturellement.
  • Montrez l’exemple – vos jeunes imiteront vos habitudes alors assurez-vous qu’elles soient bonnes ! Commencez simplement en dormant suffisamment et en intégrant l’activité physique à votre propre vie.