L’avis d’un parent sur les Directives sur 24 heures

Nous l’avons appris dans le Bulletin 2016, il est temps de sonner l’alarme quant à l’inactivité des enfants. Nous commençons maintenant à comprendre que l’exercice n’est pas seulement quelque chose que les enfants font (ou ne font pas) 60 minutes par jour; leur niveau d’activité est directement lié au temps qu’ils passent à dormir ou à rester assis.

Les enfants actifs se dépensent suffisamment pour bien dormir, et les enfants bien reposés sont plus susceptibles d’être actifs. Selon les Directives canadiennes en matière de mouvement sur 24 heures pour les enfants et les jeunes, une période saine de 24 heures doit inclure 60 minutes d’activité physique d’intensité élevée, plusieurs heures d’activité d’intensité légère, pas plus de deux heures de temps d’écran et suffisamment de sommeil.

Comme les chercheurs le disent, il est temps de considérer l’ensemble de la journée lorsque vient le temps de bouger.

En tant que parent, on dirait que ma liste de choses à faire vient d’en prendre un coup… Ouf!

J’ai donc décidé d’adopter cette approche et de voir comment elle se traduirait dans le quotidien de ma petite famille.

En tant que parents occupés, nous avons le réflexe de penser que les nouvelles Directives exigent que nous soyons vigilants en tout temps; il faut non seulement veiller à ce que nos enfants bougent, mais s’assurer qu’ils accumulent la bonne dose d’activité d’intensité légère, sans trop de temps d’écran ou de période sédentaire, sans oublier le sommeil… toute la journée durant, tous les jours! J’en ai mal à la tête.

Cependant, pourquoi ne pas aborder le concept d’un angle différent? Il n’est pas nécessaire de planifier, d’organiser et de cocher une par une toutes ces choses chaque jour comme si c'était une énorme liste; pensez plutôt à tout ce que votre enfant fait déjà dans une journée et considérez cela comme une occasion de bouger.

Grâce à ce concept, votre liste deviendra beaucoup moins étouffante et les comportements sains de votre enfant feront partie intégrante de son quotidien, au lieu d’être des mots à cocher. Par exemple :

  • Aller à l’école constitue l’occasion de s’y rendre à la trottinette, en vélo ou en marchant
  • La récréation et la pause-repas sont autant de moments pour jouer au ballon ou à la corde à sauter avec les amis
  • Les enfants peuvent jouer ensemble après l’école; ils peuvent se rendre au parc ou s’inscrire à un programme de service de garde
  • Comme activité après le souper, optez pour l’arrosage des plantes ou une promenade dans le quartier
  • Une activité en famille peut être une balade à vélo, pas nécessairement une soirée au cinéma
  • Les fêtes d’anniversaire peuvent inclure la glissade, le trampoline ou un après-midi au parc

Une fois, j’ai organisé une fête pour l’anniversaire de mon fils (au milieu de l’hiver). J’ai réservé un gymnase communautaire durant une heure afin de permettre aux enfants de jouer librement avec ce qui se trouvait sur place. Les enfants ont fait des sauts du haut d’un tas de matelas, botté un ballon de soccer, frappé sur des ballons et sont revenus à la maison le visage rougi par l’effort physique.

Le lundi suivant, à l’école, les parents m’ont remercié d’avoir fait en sorte que leurs enfants dorment aussi bien cette nuit-là.

Pas besoin de remplir l’horaire d’activités pour que nos enfants bougent. Chaque période de la journée est une occasion pour eux de moins s’asseoir et de bouger davantage.

Et ça, c'est vrai : quand mes enfants passent moins de temps assis et qu’ils bougent davantage, TOUTE LA FAMILLE dort mieux!