Ce que les enfants apprennent en vous imitant

Mon travail : journaliste. Je faisais déjà des reportages avant la naissance de mon fils, alors il est habitué de m’entendre passer des entrevues au téléphone ou de me voir changer les batteries d’un micro. Il m’a souvent entendu parler de dates d’échéance et, apparemment, d’un de mes anciens éditeurs particulièrement strict.

Un jour, lorsqu’il avait environ trois ans, je l’ai emmené au bureau. Mon ancien patron est arrivé et s’est penché devant lui pour lui dire salut. J’ai dit à mon fils, qui était gêné, « Veux-tu dire bonjour ? C’est le patron de maman ». Il a alors sorti doucement sa tête d’en arrière de mes jambes et a dit : « Oh, c’est lui le méchant? »

Mon point ? Les enfants sont vraiment comme des éponges. Ils sont de petits êtres qui entendent tout, savent tout et aiment enregistrer l’information pour la réutiliser si l’occasion se présente.

Vous devez non seulement faire attention à ce que vous dites près d’eux, mais aussi être conscients de tout ce que vous faites, y compris l’activité physique.

En grandissant, je n’ai jamais été l’un des enfants les plus athlétiques de ma classe, mais ça ne m’a pas empêché de participer à toutes sortes d’activités physiques, comme la gymnastique, le soccer ou l’athlétisme. Le sport a été un aspect important dans ma famille : mon père pratiquait le judo de 3 à 4 fois par semaine, et aujourd’hui il est ceinture noire quatrième dan. Il a aussi été entraîneur de judo à deux reprises pour le Canada lors des Sourdlympiques. Lorsqu’il a subi une chirurgie du cœur, il y a plusieurs années, il est remonté sur le tatami de judo en seulement quelques mois.

Ma soeur, mon frère et moi-même avons tous fait du judo avec lui, et l’avons pratiqué pendant des années.

Il a aussi transmis son inspiration à une autre génération : trois de ses petits-enfants, y compris mon fils, pratiquent maintenant le judo.

Il y a plusieurs années, je me suis mise à la course. Lorsque mon fils était encore bébé, je l’installais dans une poussette de jogging et nous faisions le tour d’une piste intérieure à l’université. Il a été présent à toutes mes courses, en m’encourageant avec une pancarte « Allez maman, vas-y! » faite à la main. L’été dernier, alors qu’il avait cinq ans, il a entendu parler du triathlon Kids of Steel et a voulu y participer. Il l’a fait et il a adoré ça.

J’ai commencé à courir plus souvent à l’extérieur qu’au gym, et mon fils me demande régulièrement de venir avec moi. Il met ses petits pantalons de course et fait ses étirements, m’aide à planifier un trajet sécuritaire et peu achalandé, et s’assure que l’application de course à pied de mon cellulaire est activée pour nous indiquer la distance parcourue. Nous avons commencé par courir jusqu'à la boîte aux lettres, puis un peu plus loin chaque jour. Il en est rendu à me demander « est-ce qu’on peut aller courir aujourd’hui ? ». Son petit visage est la meilleure motivation pour ces jours de fatigue où je pensais mettre mon pyjama au lieu de mes vêtements de course. Il aime pouvoir aller un peu plus loin ou plus vite, et nous parlons des nombreux bienfaits de l’exercice sur sa santé. Il prévoit participer à sa deuxième course cet été, et il est très excité.

Peut-être que mon fils ne continuera pas la course toute sa vie, mais il y a de grandes chances qu’il veuille rester actif pour toujours, parce qu’il s’inspire d’adultes qui valorisent l’activité physique, qu’il comprend ses bienfaits et qu’il y prend plaisir. La famille et les amis sont importants, voire essentiels, afin d’encourager les enfants à être actifs : plus ils reçoivent d’encouragements, plus ils sont susceptibles d’être actifs. Voici un lien intéressant vers quelques conseils pour être un modèle pour les enfants lorsqu’il s’agit d’activité physique, et ça commence avec d’aussi petits gestes que de choisir une place de stationnement plus éloignée de l’entrée d’un bâtiment.

Chaque pas, et chaque mot, compte!