7 leçons tirées de la comparaison de notre Bulletin à 37 autres pays

Vous êtes vous déjà demandé comment l’activité physique des enfants canadiens.

Pour la première fois, les notes du Bulletin de l’activité physique chez les jeunes de ParticipACTION sont comparées à celles de 37 autres pays sur les six continents. Ces résultats révèlent des faits intéressants et des leçons à tirer pour le Canada et le reste du monde.

La comparaison à l’échelle mondiale

De façon générale, le Canada a obtenu une note supérieure à la moyenne mondiale en ce qui concerne les infrastructures d’activité physique et les programmes sportifs. Toutefois, notre pays accuse un retard pour les notes liées à l’activité physique et aux comportements sédentaires.

Alors qu’au Canada seulement 9 % des jeunes font les 60 minutes d’activité physique d’intensité moyenne à élevée recommandées par jour, en Slovénie c’est 86 % des garçons et 76 % des filles qui le font. Ces résultats sont en grande partie dus au système d’éducation slovène, qui fait de l’éducation physique une priorité.

Leurs écoles primaires offrent un accès quotidien à 77 minutes d’éducation physique sous la direction de professionnels. Pas surprenant que la Slovénie a obtenu la note A pour l’École.

Un autre exemple est le Zimbabwe, où plus de 80 % des enfants se déplacent en transport actif plutôt que motorisé vers l’école (A- pour Transport actif), comparativement à 25 % des 5 à 17 ans au Canada (D). Même si les jeunes zimbabwéens n’ont probablement pas d’autre choix que d’aller à l’école à pied ou à vélo, ils prennent plaisir à l’activité physique et perçoivent celle-ci comme un élément naturel de leur mode de vie et de leur héritage culturel.

Enfin, l’exemple de la Nouvelle-Zélande montre que les enfants y sont très actifs puisqu’ils ont plusieurs opportunités de jouer. Les enfants jouent librement en moyenne 78 minutes par jour.

Vous pouvez connaître tous les détails des comparaisons de tous les pays participants grâce à notre carte interactive.

Les leçons à tirer

Les comparaisons, réalisées par le Dr. Mark Tremblay, conseiller scientifique en chef pour le Bulletin de ParticipACTION, ont révélé plusieurs faits importants :

1. L’activité physique est un mode de vie dans les pays où les enfants sont le plus actifs. Ça fait partie intégrante de leur quotidien et c’est une norme culturelle.

2. Il existe plusieurs façons de contrer le problème de l’inactivité. Comme les comparaisons le démontrent, la Slovénie, le Zimbabwe et la Nouvelle-Zélande attribuent leurs succès avec différentes approches. Par exemple, plus d’activités à l’école, plus d’opportunités pour les jeux actifs ou une plus grande sensibilisation au transport actif. L’important c’est de trouver ce qui convient le mieux.

3. Selon le Dr. Tremblay, « Nous devons encourager et de rétablir les standards canadiens selon lesquels être actif à longueur d'année par le jeu extérieur, le transport actif, les sports et loisir constituent la norme plutôt que l’exception. »

4. Elio Antunes, président et chef de la direction chez ParticipACTION, souligne que nous devons « créer des environnements favorables qui nous feraient passer d’une culture d’inactivité à un mode de vie actif au quotidien. »

5. Il faudra que plusieurs pans de la société canadienne travaillent ensemble pour parvenir à modifier les comportements et faire en sorte que nos enfants et nos jeunes soient plus actifs. Le transport inactif vers l’école, le temps d’écran et le manque de temps pour jouer librement contribuent tous au retard du Canada face aux autres pays.

6. Être de bons modèles à la maison devrait être une priorité pour les parents. Les bonnes habitudes se développent en bas âge, alors soyez actifs avec vos jeunes dès leur enfance et montrez-leur l’importance de l’activité physique et des saines habitudes de vie. Cela comprend l’intégration d’activités physiques au cours de la journée, la diminution du temps passé devant l’écran et l’importance accordée à un sommeil de bonne qualité.

7. Les parents doivent éviter d’être trop protecteurs et laisser les enfants la liberté de grimper très haut, d’explorer la forêt, de se salir, de jouer à la cachette, de se promener dans le quartier, de se tenir en équilibre, de faire des culbutes, de se chamailler, surtout dehors, afin d’être physiquement actifs, de développer diverses habiletés, de même que leur confiance en eux, leur autonomie, leur résilience, leur capacité à résoudre des problèmes, ainsi que de connaître leurs propres limites. Bref, laissez les enfants être des enfants.

Pour en apprendre davantage sur la comparaison à l’échelle mondiale et où se situe le Canada face à 37 autres pays, visitez notre page web sur le sujet.