- Article rédigé par notre blogueuse invitée, Rachel Shantz, directrice marketing de ParticipACTION -

Laissez-moi vous dire d'entrée de jeu que je ne me considère pas comme une cycliste! Je ne possède pas de vélo sophistiqué, ni des vêtements spéciaux et je n’ai jamais envisagé me départir de mon vélo vieux de 20 ans pour me rendre au travail. J'aime simplement faire de l’activité physique! Alors comment faire pour relever le défi de se rendre au travail si on aime par exemple porter des jupes et des talons hauts au travail?

Au départ, je dois admettre qu’un collègue m’a fortement incitée à essayer; un véritable mordu des déplacements à vélo. Le défi était lancé. J'essaie ne serait-ce qu'une fois, me suis-je dit, pour voir si j’étais en mesure de le faire. Et c’est ainsi qu’a commencé mon histoire d’amour secrète avec le vélo pour me rendre au travail...

 

À quoi resemblaient les heures précédant mon départ au travail auparavant? Faire le déjeuner des enfants, préparer leur repas du midi, signer les devoirs, plier la lessive, courir vers l’autobus… et suffoquer en empruntant un moyen de transport bondé qui me laisse complètement épuisée, bien avant que j’atteigne mon bureau.

Maintenant, je sors de la maison, enfourche mon vélo et me libère l’esprit. C’est étonnant ce que respirer l’air frais du matin et le rythme auquel je mouline ont comme effet sur mon humeur. Cet état que j’ai ressenti enfant quand j’ai appris comment aller vite à vélo m’habite encore. Je me sens des décennies plus jeune. Ce temps m’est 100 % réservé.

Intégrer l’activité physique à ma vie de tous les jours, en remplaçant ce qui était une vie très sédentaire, a libéré du temps pour faire autre chose. Je fais dorénavant une heure d’activité chaque jour grâce à mes deux déplacements de 30 minutes à vélo (ce qui est d’ailleurs plus rapide que mon déplacement en transport en commun), mon niveau de stress est réduit tandis que mon degré de condition physique est plus élevé, j’économise de l’argent et, en même temps, je sauve l’environnement ...je ne veux pas paraître prétentieuse, mais c’est vrai!

J’ai la chance d’avoir accès à des rues calmes et à des pistes cyclables aux endroits plus achalandés dans mon itinéraire pour me rendre au travail. Cela dit, nous avons besoin de plus d’infrastructures pour soutenir le transport actif au Canada. Plus les routes seront entretenues et sécuritaires, plus nombreux nous serons à pouvoir nous rendre à différents endroits par nos propres moyens sans avoir à s'en remettre à la voiture.

Je l’admets tout de même: je demeure une cycliste de beau temps. Je parviens encore à porter des jupes et des bottes à la mode quand je roule l’automne ou des sandales l’été. Je n’ai pas encore de sacoches latérales ou un vélo très bien équipé et, quelquefois, ma tenue est un peu froissée.

Pour une cycliste amateure, aller au travail en vélo est maintenant quelque chose envers quoi je me suis totalement engagée, sans retenue. Je suis convertie ...et si je peux le faire, tout le monde peut!